Rayons de soleil au travers d’un souvenir de brouillard.
Dans le galetas de mon enfance, une poussière féérique jouait dans le soleil qui s’infiltrait entre les poutres.
Le brouillard colle au sol, il nous enveloppe, nous transperce de son humidité froide, il enrobe les branches de cristaux de givre, bouleverse les distances, tamise les silhouettes, se moque de nos points de repères, déforme les chemins connus.
Le brouillard s’éloigne, hésite, revient. Il dévoile des pans de paysage, change d’avis, les cache à nouveau, dévoile d’autres pans.