Notre regard plonge dans les flammes.
Nous rapprochons les branches à moitié consumées, rajoutons du bois.
Les oiseaux chantent la fin de la journée. Le vent bruisse dans les cimes.
Par moment, nous tournons la tête ou changeons de place pour échapper à la fumée.
Nos doigts sont poisseux et salés de notre cuisine sur braises.
Ce n’est pas encore le grand silence de la nuit. Au loin, un bruit de moto. Au dessus de nous, un avion.
Le soleil baisse à l’horizon, la lumière se dore.
Nous parlons peu. L’heure est à la contemplation, à la délectation cosmique, au silence intérieur.